Apothéose mineure (sic) de la langue de bois : la critique d’art comme exercice d’auto-admiration
Je viens de recevoir l’invitation d’une galerie parisienne pour une exposition qui aura lieu ce mois-ci. Le texte de présentation commence ainsi :(…) une approche conceptuelle de l’aquarelle. Une hypothèse de travail est énoncée, qui est ensuite vérifiée dans l’espace de l’atelier. Le projet initial est souvent corrigé tout au long du processus d’expérimentation. (…)
Au lieu de dire que l’aquarelliste se met au travail, on dit qu’ “une hypothèse de travail est énoncée”.
Cela n’a pas lieu n’importe où ! Cela n’a pas lieu pas simplement dans l’atelier, mais dans l’ “espace de l’atelier”.
Au lieu de faire simplement des essais il “vérifie l’hypothèse”.
Le thème de départ devient “projet initial”.
Et si, en travaillant, l’artiste change d’avis, cela s’appelle “correction du processus d’expérimentation”.
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Commentaires
5 Réponses à “Apothéose mineure (sic) de la langue de bois : la critique d’art comme exercice d’auto-admiration”
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Et le pire dans l’histoire, c’est qu’il y a fort à parier que le résultat final, sera de la merde!
d’ailleurs comme le disait si bien Picasso, “seuls les mauvais artistes sont servis par le discours…”
cela fait du bien de vous lire Nicolas.
Merci
Tout a fait dans le meme sens que vous. Un jeux avec des mots pour enrober l’art, et l’artiste.
Juan Romano Choukaleskou n’aurait pas dit mieux
Tiens, ce jeune excellent dessinateur revient avec un nom dont j’ignore tout : Juan Romano Choukaleskou… pas vraiment un nom de samouraï…