ArtBasel 2009 : la crise ne sert à rien

Bon, peut-être que la Biennale de Venise n’a pas si bien marché - mais regardez la Foire de Bâle : ils font un malheur !

Le Figaro utilise cette image “positive ” (chaque époque à la propagande qu’elle mérite) pour illustrer ArtBasel 2009…

brad-pitt-artbasel.JPG

… Monsieur Brad Pitt (casquette, Ray Ban) achète à Bâle du papier peint … et pose devant. Roman Abramovitch est là, et Karl Lagerfeld… La visibilité de l’art, du marché de l’art, la voici. Il y a, selon moi, du Madoff dans l’air, un air de “déjà vu” dont nous n’arrivons pas à nous débarasser. Comme si la crise ne servait à rien.

Et je ne vois, en plein millieu de la crise financière structurelle, malgré le chomage qui augmente (25 % des jeunes sont au chomage, un sur quatre !), malgré l’or qui monte, malgré l’immobilier figé (dans les grandes villes) rien venir qui ressemble au changement dans les mentalités : tout comme la plupart des banquiers, pas mal de marchands d’art attendent simplement que les affaires reprennent - sans remise en cause.Ceci est grave. Mais c’est ainsi. 

SergheiLitvin@gmail.com

Commentaires

7 Réponses à “ArtBasel 2009 : la crise ne sert à rien”

  1. Michel Colas le 15 juin, 2009 12:57

    Bravo, bien vu et bien dit

  2. Nucha Cardoso le 15 juin, 2009 13:32

    En premier je m’excuse de mon mauvais français. Je suis portugaise, et je vis au Portugal. Je suis ravie de voir qu’on commence à parler d’art avec la vérité possible, comme vôtre compatriote a dit, il y a si longtemps, “je me promets de dire en art seulement la verité” (Cézanne). Le discours est plus complexe que seulement celá, mais je crois qu’il est arrivé le temps, au bien de l’art intemporel, sans “labels” (académique, moderne, contemporaine), de comencer à dire “que le roi va nu”; est sans prejugés. J’assiste à cette querelle imposé dans la societé artistique française, entre l’AC e l’art cachée comme revigorante et promisseur que quelque chose de nouveaux va rennaître… L’art à nouveau, l’art eternelle qui ne s’explique pas, completement, par les mots, mais avec un dialogue silencieux et seulement à elle, l’art. Depuis la renaissance l’argent s’acopolle à l’art. C’est un fait de toujours, mais l’art a aussi une mission de justice, de sauvation de l’humanité. L’art doit ainsi savoir ce demarquer des questions purement económiques et n’être pas condicioné par elles. Retournons si necéssaire à l’artist maudit ou romantique qui lutte tout seul contre la plus fauche cotê de l’humanité mais luttons au non de l’art qui nous a demarqué en premier comme êtres pensants et spirituels depuis l’aube de l’humanité, mais aussi avec un sérieux travaille, pas “virtuel”. Ici le dessin sera revenir au point zéro, comme un laboratoire, comme il l’ est… Une necessité d’unir le caos, à travers ces lignes, et de le comprendre, de suprimer ce qui ne sert à l’art.
    À nouveau, mes excuses pour les erreurs d’écrite.
    À bientôt, Nucha

  3. Anna Rebecca Rebecchi le 15 juin, 2009 15:25

    Bravo! Je suis d’accord. Je crois que l’on va essayer de demonter cette crise sans vouloir rien changer .
    On poursuit les vieilles “representations” en attendant que la vieille situation soit retablie.
    Les structures de la finance et de l’economie ne bougent pas .
    Et je crois que ça soit tres dangereux, les choses sont deja changèes , et il faut saisir ce temp pour essayer de sortir de la “prison du consommisme” et avancer.
    Ne seras pas facile, mais est possible.

    Pardonnè mon francais!!! Je suis italienne. Anna Rebecca

  4. guillaume le 16 juin, 2009 19:19

    un jour j’ai discuté avec un jeune artiste tout frais sorti de la villa d’arson et il m’a dit qu’ il fallait se libérer du pathos (…)
    bref qu’il fallait se libérer du sensible pour faire de l’art d’aujourd’hui…

  5. Patrick G. le 17 juin, 2009 4:47

    Brad Lénine dans son mausolée

    papier peint
    papier main
    papier ment

  6. lallement le 30 août, 2009 12:39

    A Nucha;
    Funambule clairvoyant,
    Sur ce fil qui rayonne,
    Tu monte et tu descends,
    Le long des pluies de joie.

    Quand soudain, l’orage tonne
    Et eclair violament,
    Ton visage peint de blanc
    Et ton regard de borgne
    Fait de points et de poie.

    Tu files à grande allure,
    Vers un autre univers,
    Figée une sculpture:
    Te tend son oeil de vers.

    Ecarlates joies remplies
    De larmes et de soucis.
    Ta course peut s’arreter,
    A ce grand champ de blé
    Tu était investis
    D’un lourd secret trahis,
    D’une certaine fantaisie.

    Tu peux te reposer:
    Ce temps t’a fait tomber.
    Sincerement,Amélie.

  7. Nucha Cardoso le 31 août, 2009 18:46

    Merci Amélie pour ton beau poéme.Ce n’est pas tous les jours qu’on nous dédie (?) un.

    je ne sais pas s’il est un éloge ou une critique à une vision un peut romantique ou, qui sait, cristallizé dans un passé lointain.

    Mais, je dois faire un repère: Ce temps que J’aime, car c’est mon temps, s’il me fait tomber je me léve toujours. C’est ça la vie, même si elle est vécue comme un funambule dans un fil d’or, même si on tombe dans un grand champ de blé…

    (excuses pour l’écriture)

    Sincerement, Nucha

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