Aude de Kerros : l’Art du Krach Contemporain

S L M  2001  Art Dollar

« Le commerce de l’art n’est pas un vrai marché mais un faisceau de stratégies toujours particulières à chaque situation, un anti-marché comme on le reconnaît aujourd’hui » R. Strassoldo

Depuis que l’AC s’est imposé dans le monde dans la deuxième moitié des années 70 il a connu une succession de krachs d’ampleur inégale toujours liés à l’évolution de la “Finance” internationale.

En 1990, la crise financière puis économique du Japon qui occupait alors 60% du marché de l’art et ses suites dans le monde a provoqué une chute spectaculaire des cotes de l’Art et de l’AC.
En 2000, 2001, 2002, l’éclatement de la bulle Internet, l’effondrement des rêves de « Nouvelle Economie » atteignent durement le marché de l’AC.
En 2005, les cotes de l’AC retrouvent le niveau de la fin des années 80
En 2006, l’AC dans les grandes ventes est à un niveau supérieur aux Impressionnistes.
En 2007, l’AC est même plus cher que toutes les oeuvres anciennes et modernes sur le marché. Le 9 novembre, chez Sotheby’s, un tableau de Van Gogh, « Champ de blé et corbeaux », proposé à 35 millions de dollars n’est pas vendu; il n’y a pas de preneur au dessus de 25 millions. Sotheby’s a frôle la crise, sa cotation en bourse chute. Sotheby’s se trouve sauvé par les prix fantastiques atteints par la vente suivante d’AC.
En 2008, la crise financière induite par les “subprimes”, formidablement agravée par la crise du dollar, devrait remettre en danger l’AC.

Dans l’économie mondiale d’aujourd’hui le crédit crée la monnaie et joue le rôle de planche à billets. Lorsque ce crédit passe par la création de produits financiers ne correspondant pas à des biens tangibles, tôt ou tard la distorsion entre le virtuel et le réel provoque un retour nécessaire à la réalité: Les banques sont insolvables. La première lame du château de cartes tombe. Ainsi l’on est forcé d’abandonner un à un chaque produit financier non assis sur une valeur réelle. Dés lors pourquoi ce produit financier qu’est l’AC ne serait-il pas remis en cause?

L’AC a été pendant quarante ans un laboratoire expérimental qui a passionné les traders de New York. En effet, on y créé artificiellement de la valeur à partir d’objets sans valeur. Les méthodes utilisées alliaient la psychanalyse, la « psycho-sociologie » américaine et les pratiques de la com., l’ensemble étant garanti par le délit d’initiés… Les traders ont imité et ils on perdu. Il leur faudra trouver d’autres modèles.
Hiver 2008 - 2009, soit l’AC tombe définitivement, soit il survit pour un temps mais désenchanté, sa nature n’étant plus un mystère, en abandonnant au passage ses auteurs en surnombre.

Il est temps pour les amateurs et les artistes de désirer et de rechercher les vrais marchés de l’art : Ceux où l’offre et la demande jouent librement et de façon transparente. Il faut faire désormais la différence entre « amateurs » et « collectionneurs » et renvoyer ces derniers à leurs faux marchés et à leurs jeux de société entre initiés.
En France, il existe encore un vrai marché qui fait référence dans le monde: celui du dessin d’hier et d’aujourd’hui, il est à la portée de ceux qui aiment l’art, un rendez-vous « d’amateurs ».

Aude de Kerros

(Aude de Kerros est l’auteur de L’art caché : Les dissidents de l’art contemporain)

(AC acronyme de Art Contemporain utilisé par Christine Sourgins dans Les Mirages de l’Art Contemporain. Cette expression permet de distinguer ce produit financier de la notion plus générale d’art d’aujourd’hui).

Commentaires

25 Réponses à “Aude de Kerros : l’Art du Krach Contemporain”

  1. guillaume le 1 septembre, 2008 17:43

    j’ai lu le livre d’Aude de Kerros qui conforte un peu ma pensée que l’AC est bien un business lucratif. mais cela on l’a assez dit et redit et redit. mais maintenant on fait quoi ??

  2. Marie Sallantin le 2 septembre, 2008 9:57

    On fait quoi? On fait passer le message. On buzze puisque c’est la nouvelle technique de marketing. Quel message? Que l’art n’est pas un produit de la finance avec des artistes “officiants du capital de marque des entreprises” assujettis à la mondialisation dans son aspect le moins valable. Que l’art est autonome et que des artistes se lèvent pour reconstruire une autonomie de l’art. Une des tâches d’aujourd’hui et de demain nous dit Daniel Conrod dans Telerama
    n°3059 en conclusion de son article “L’art confisqué”. Bonne nouvelle car il y a 6 mois le choix donné aux artistes était “muter ou disparaître”. Le vent tourne?

  3. Manuel Montero le 2 septembre, 2008 19:57

    Comment allez vous ? Je n’ai pas lu l’oeuvre de Bourdieu sur le goût, mais peut-être elle pointe dans le même sens, compte tenue de ce que j’avais lu de lui sur l’économie de la production linguistique.

  4. guillaume le 2 septembre, 2008 21:37

    je crois qu’il faut produire et produire et encore produire et donner une partie de notre travail GRATUITEMENT.

  5. Corine Girieud le 3 septembre, 2008 9:40

    Produire et produire encore, et donner du temps, du travail, n’est-ce pas ce que font déjà BEAUCOUP TROP les artistes et de nombreux animateurs du monde culturel ?

  6. Manuel Montero le 3 septembre, 2008 11:29

    Cela vous semble peu, cher Guillaume, de lancer des idées chaque fois que je me mêle de quelque chose ? Mon fils, lui, à l’âge de cinq ou six ans il m’avait “vendu une idée” pour 99 centimes, pour que je fasse un tableau ! Je pourrai mettre ne soit-il qu’un tarif semblable…

  7. michel Colas le 4 septembre, 2008 7:51

    Je rejoins la conclusion d’Aude de Kerros dans le sens où artistes et amateurs d’Art Vrai doivent se serrer les ooudes vis-à-vis de l’AC. Je suis convaincu que la quantité n’est pas synonyme de qualité et que trop d’artistes manquent de rigueur dans le choix des oeuvres exposées.

  8. guillaume le 4 septembre, 2008 20:54

    l’Art Vrai ???!!!
    qu’est ce que c’est ??

  9. S L M le 5 septembre, 2008 7:32

    Le dessin contre les ACistes !

    Guillaume demande : “Que faisons-nous maintenant”.

    Réponse : Nous faisons… ça ! Nous développons des structures, nous réorganisons des réseaux, nous éditons, nous exposons : comprenez-vous ? Et, Guillaume, nous avons demandé à tous nos amis leur perles d’ACulture ; j’attends les vôtres, puisque vous voulez “faire”. Pour commencer.

    Corine et Michel disent : “Les artistes produisent trop”.

    Réponse : Oui. Nous devons opposer un travail de grande qualité aux “colonnes” des uns, aux “machins” des autres…

    Marie Sallantin (une grande dessinatrice !) parle d’ autonomie de l’Art.

    Réponse : Oui, l’Art doit retrouver son autonomie, reprendre le contrôle de l’école des beaux arts, créer des réseaux d’exposition et de vente, des syndicats…

    Et surtout n’oubliez pas le dessin : c’est le détecteur de mensonges, la machine à démasquer, le vrai complot des artistes.

    Les ACistes prétendent, les ACistes sont les starlettes fatiguées de l’art officiel. Je crois que les ACistes commencent à être inquiets et, pour une fois, je leur donne raison !

  10. Corine Girieud le 5 septembre, 2008 8:50

    L’argumentation serrée que propose Aude de Kerros l’amène à une conclusion à laquelle je ne peux que souscrire : le dessin est une valeur sûre. J’y joins l’enthousiasme de l’amatrice qui voit dans le dessin contemporain d’innombrables promesses !

    Sa maîtrise est à l’artiste plasticien ce que celle de l’orthographe et de la syntaxe est à l’écrivain. S’il ne la possède pas, “ça” ne tient pas. Il peut utiliser toutes les belles tournures qu’il veut, l’agrémenter d’un vocabulaire recherché, son œuvre restera bancale, sujette aux contresens. Composition savante, couleurs subtiles ou rayonnantes ni feront pas plus.

    Sans faire de classification et encore moins, sans renouer avec le trop lointain débat dessin versus couleur, reconnaissons que le trait peut posséder cette évidence, cette littéralité qui bouleversent l’heureux amateur. C’est un étonnement toujours renouvelé lorsqu’une ligne, une courbe, n’auraient pas pu se trouver plus expressives et plus justes, autrement que de la manière dont elles ont précisément été tracées : « Mais quelle virtuosité a bien pu frapper l’artiste ? !»

    La découverte, il y a quelques années sur un stand de la Galerie Pierre Hallet (http://www.galeriepierrehallet.com/), des dessins tendus de Petrus De Man (http://users.skynet.be/johanfra/petrus/french/welcome.htm), sous-tendus par l’émotion, d’une frontalité insolente, provoqua un choc chez l’amatrice que je suis. On peut partager ou non cet avis ; le goût du dessin est chose personnelle, quasi intime. Il reste ainsi assez indifférent aux réserves émises par d’autres…

  11. guillaume le 5 septembre, 2008 14:51

    je n’ai pas attendu que le réseau D0010 se mette en place pour agir à mon humble niveau et faire. Une partie de mon travail ( qui n’est pas du dessin d’accord) s’expose et se regarde dans l’espace public. il ne parle pas du marché de l’art, mais du marché en général. le business de l’art n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de l’abrutissement général. je crois que le problème est que nous ne sommes pas relayé (ou peu) par le système médiatique de masse.

  12. Buzz l’eclair le 5 septembre, 2008 17:38

    le dessin ne ment pas
    sans vulgarité il est souvent extra ordinaire
    le dessin est sérieux comme le jeu des enfants
    trait fascinant
    trait-serpent

    le plaisir de sortir quelques feuilles d’un carton à dessin est indescriptible
    un peu comme un pirate contemple une emeraude dans sa caverne

    je doute que l’AC procure ce genre d’emotions et de joies partagées…………..avec d’autres pirates amateurs

  13. de kerros le 5 septembre, 2008 18:04

    L’art qui restera est là, à portée de tous les porte monnaie. Il appartient à ceux qui ont un oeuil, une sensibilité et la capacité d’aimer.
    L’avenir appartient aux non conformistes.
    C’est le bon coté des choses.
    Aude de Kerros

  14. S L M le 6 septembre, 2008 11:13

    Aude parle d’or… je veux dire :

    Il nous faudra réfléchir sur les rapport entre art et argent.

    L’un n’existe pas sans l’autre.

    L’argent en soi n’est pas une forme du Mal, l’art en soi non plus une forme du Bien.

    Quant à vouloir croire que l’avenir nous appartient… l’agnostique de tradition bogomile que je suis hésite…

  15. amélie lallement le 11 septembre, 2008 12:57

    je suis née d’une bouche d’égout
    Bon gré, malgré, je tiens debout
    Combattant parmi les civils
    Cachant ma misère derrière les cils
    Trempés rincés, ces cils emmêlés, pleurer
    Et naviguer dans les verres d’alcool
    Pour ne pas chavirer
    Laisser en cadavres les bouteilles vides de songes
    Mais, meilleure j’essaye d’être
    Aux beau milieu des kilomètres

    ALLES ZUSAMMEN BRECHEN
    INTRODUCTION AUX CORPS CASSÉS

  16. Aude de Kerros le 11 septembre, 2008 19:32

    Lire Le Figaro du 9 septembre 2008
    Vous y trouverez un article décrivant le dîner donné en l’honneur de Jeef Koons sous les lambris de Versailles.
    L’oeuvre, l’artiste et le réseau étaient exposés à la lumière des bougies…L’oeuvre d’AC dans sa totalité. Nous avons assisté à l’apothéose de l’AC!
    Aujourd’hui 10 septembre commence son déclin…
    Ainsi va l’Histoire!

    Aude de Kerros

  17. Thierry Kron le 23 septembre, 2008 3:06

    Ma bonne Aude de Kerros,
    le krach n’est pas arrivé comme vous l’aviez prévue, ne vous sentez vous pas un peu sotte?
    Il y a aussi des gens qui attendent que Madonna se casse la gueule, je ne veux pas dire par là que Madonna est la plus grande, non, mais comme cassage de gueule, c’est cuit.
    Par contre votre phrase “L’art qui restera est là, à portée de tous les porte monnaie. Il appartient à ceux qui ont un oeil, une sensibilité et la capacité d’aimer.L’avenir appartient aux non conformistes”: Vous avez raison, mais vous restez quand même une réactionnaire culturelle. Vous auriez détester les Impressionnistes, les Cubistes, l’abstraction lyrique, les minimalistes etc…
    La bataille que vous menez est perdue d’avance, vous êtes en Art, ce que Sarah Palin est en politique.
    Have a sunny day!

  18. Maxime Coupez le 23 septembre, 2008 11:12

    Thierry, ce n’est pas très joli d’insulter ses petits camarades. Ni très digne.

    Formuler des hypothèses, élaborer une réflexion cohérente, tout cela demande un certain courage, vous en conviendrez. Il n’y a certes pas matière à se sentir sot(te).

    Votre comparaison entre Madonna et le marché de l’Art contemporain est très intéressante et témoigne d’une audace remarquable. J’aimerais juste apporter quelques précisions qui, je crois, peuvent alimenter le débat.

    Le marché de l’Art est, structurellement, un marché cyclique (pour une explication « scientifique », se reporter au paragraphe en gras de l’article d’Aude). Nous sommes pour l’instant dans une phase ascendante qui prendra fin un jour ou l’autre, que nous le voulions ou non. Quand ? La question reste ouverte.

    Lorsque vous qualifiez Aude de « réactionnaire culturelle », je crains que vous ne vous fourvoyiez. Il n’est pas question de remettre en cause le goût de chacun pour tel ou tel artiste, riche ou non, célèbre ou non, mais de dénoncer le système qui aujourd’hui régit le marché et déteint sur l’ensemble de la création artistique contemporaine. Savez-vous ce que Charles Saatchi a fait de toutes les œuvres de Hirst qu’il avait achetées ? Il les a revendues, encaissant au passage une plus-value confortable. Et connaissez-vous la réaction de Hirst ? Il a tout racheté pour éviter la dépréciation de son travail.

    Je dois dire que je suis sensible à l’Art de Damien Hirst (ma jeunesse n’y est peut-être pas étrangère). Cela ne m’empêche aucunement de trouver de telles pratiques complètement anormales.

  19. Aude de Kerros le 23 septembre, 2008 11:20

    Mon très cher Thierry Kron
    …Un peu de patience!
    Par ailleurs, votre affirmation Duchampienne sur mon caractère réactionnaire est un peu courte et manque d’originalité.
    Les goûts passéistes que j’aurais pu avoir selon vous avant la guerre de 14 auraient en effet beaucoup choqué mon arrière grand père, peintre “d’avant garde” en son temps.
    …Vous ne vous sentez pas un peu provincial?
    Les temps ont changé! il faut revoir vos outils critiques et vos methodes d’intimidation.
    Si je peux vous aider, je le ferai volontiers.
    Aude de Kerros

  20. S L M le 23 septembre, 2008 13:53

    Que Monsieur Thierry Kron nous permette de lui exprimer notre reconnaissance.

    Le 23 septembre 2008 à 3:06, son… commentaire nous a apporté la joie de deux jolies réactions : celle d’Aude de Kerros (pas vraiment terrorisée) et de Maxime Coupez (d’un ton parfaitement élégant, ce qui, vues les circonstances, avouons-le, révèle de l’exploit !)…

    Votre serviteur

  21. Lapinos le 13 mars, 2009 9:15

    Chirico déjà dans son “Journal” souligne qu’”il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark”, ce que révèle l’attitude de certains de ses confrères qui prennent littéralement Picasso pour un dieu vivant. Le petit peuple n’avait pas une attitude plus déférente vis-à-vis d’un monarque de droit divin au XVIIe siècle.

    Le discours “poujadiste” d’Aude de Kerros est beaucoup trop simpliste ; ça serait trop beau si ce qui se fait à l’écart du marché de l’art était plus sérieux, mais ce n’est pas le cas, on ne voit pas plus d’originalité à l’écart des galeries qui sont quand même capables de sélectionner ce qui se fait de plus astucieux, surtout aux Etats-Unis.

    En outre Mme de Kerros a tendance à s’exprimer comme un de ces philosophes assommants de l’Avant-garde russe au siècle dernier, Malévitch ou Kandinsky. Poujade qui aurait lu le “Miroir suprématiste”, voilà l’impression qu’elle donne, et sapée comme une poule de Cranac’h avec ça, pour finir le portrait. L’art est érotique ou il n’est pas, et Aude de Kerros n’est pas très érotique.

  22. Paul Gaïa du Hautier le 13 mai, 2009 17:04

    Après le réponse de Lapinos, il faut savoir tirer le rideau.
    La vulgarité provocante est l’expression dominante de l’homme d’aujourd’hui, malheureusement… Et ça va durer. Devant le talent d’Aude de Kerros les “dévalorisateurs” dominants ne sont pas inquiets, ils ricanent. On n’est pas prêt de reconstruire un langage artistique qui sache valoriser la condition humaine enchaînant avec son passé. On ne sait plus ce que c’est, à part le fait qu’on est génétiquement des singes.
    Je suis d’accord que les riches qui s’assoient sur leur trésor d’AC sont en fait assis sur de futurs déchets (Qui feront rire les archéologues), mais attention… par inadvertance, il leur arrive de faire de l’art, soudain à la verticale du néant qu’ils creusent, en exprimant le tragique de la condition humaine “contemporaine”… Il n’est pas impossible qu’un jour l’art “construit en esprit” de nouveau reconnu à sa juste valeur, soit obligé de cohabiter avec cette vision inquiétante,… qui perdurera à mon avis. Car l’homme exprime sa condition au travers de la conception cosmique du moment… Et depuis le quantisme etc.. le sol s’enfonce…
    Le dialogue entre la relecture du cosmos (voire transcendante) exprimant l’homme en tant que valeur (non “bêtement vitale”)et le cri face au risque que ce ne soit qu’une illusion, sera toujours impossible, même si il est naturel d’attirer l’un vers l’autre… Le premier est obligé d’apprendre un métier qui se transmet. Le second veut pouvoir crier avec n’importe quoi.
    Moi je préfère retourner à mon travail.

  23. Aude de Kerros le 13 mai, 2009 21:18

    Je crois en efet que l’AC durera autant que la fortune de ses acheteurs. La valeur du “Financial art” est indexéé, on le sait, sur les très grands collectionneurs et leur impact médiatique. La survie de L’AC est due au fait qu’il répond aux besoins des médias et aux nécessités de la com. L’AC a su se rendre utile à ceux qui disposaient de moyens. Il est, de plus, à la portée intellectuelle, morale et sensible d’une catégorie sociale enrichie mais sans culture.
    Je crois que l’on admettra tôt ou tard qu’il existe deux démarches distinctes: l’AC et l’Art… La voie de l’art nécessitera de la part de l’artiste l’acceptation d’être jugé selon des critères de fond et de forme
    Quand à l’AC, il sera jugé selon d’autres critéres. On estimera l’efficcacité de la communication et du réseau. La dimension conceptuelle et critique, critère qui fut jadis important, n’est plus de mise aujourd’hui car trop politique ou savant.
    Ces différences ayant été constatées, chaque artiste choisira librement sa voie.

  24. S L M le 13 mai, 2009 21:56

    Monsieur Lapinos : à partir de ce soir vous n’avez plus accès au blog. L’anonymat n’est pas mon genre - et l’anonymat agressif, malpoli m’irrite. Bonsoir.

  25. S L M le 14 mai, 2009 9:17

    …mais voici ce que - dès le landemain matin - m’écrit, dans un email, Aude de Kerros :

    (…) J’ignorais que ce fut Lapinou en personne caché sous un autre nom plus romantique ! Il me paraît surtout très confus… Je n’ai pas encore réussi à comprendre comment je pouvais être à la fois une poule de Cranach, ce qui est flateur et très érotique, et… pas érotique du tout…
    Cela dit faut-il le mettre au coin avec un bonnet d’âne pour autant? Les Lapinous sont importants et ont leur rôle à jouer!
    Je serais favorable à la remise de sa peine.(…)

    Alors, ne sachant pas refuser notre amie, nous décrétons la levée de la peine et réinvitons Monsieur pseudo Lapinos de revenir parmis nous, s’il le désire… sous son vrai nom.

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