États des lieux de l’art en crise

FÉVRIER 2009 : NEW YORK, MOSCOU, BERLIN, PARIS

New York - A Manhattan comme partout ailleurs, les ventes d’Art Contemporain ont chuté. Les coûts de production des oeuvres et les frais de participation aux grandes foires internationales n’ont, hélas, pas suivi la même tendance. Résultat : des galeries renommées sont contraintes de mettre la clé sous la porte. A Soho, Guild & Greyshkul ferme définitivement le 15 février et organise, en guise d’apothéose, la vente d’oeuvres de 120 jeunes artistes. But de cet ultime événement: “assurer un minimum d’argent aux artistes” en étant “aussi flexible que possible vis-à-vis des prix“.

Moscou - La Moscow World Fine Art Fair, connue pour sa débauche de luxe et de moyens, n’aura pas lieu cette année. Raisons annoncées par les organisateurs : chute des investissements des sponsors, diminution nette du pouvoir d’achat des collectionneurs russes et réticence des galeries à payer des frais d’inscription très élevés.

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Jan-Philipp Fruehsorge (lunettes) et Thomas Müller (au fond, derrière Jan-Philipp) à Paris
BerlinFruehsorge contemporary drawings, seule galerie exclusivement consacrée au dessin contemporain à Berlin, organise une exposition d’un genre nouveau : Anonyme Zeichner, des dessins anonymes, vendus au prix unique de 200€, réalisés par des artistes connus aussi bien qu’inconnus et sélectionnés uniquement par le biais d’Internet avec, comme seul critère, la qualité du trait.

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Éspace Nikki Diana Marquardt, 10 rue de Turenne, Paris 4
Paris - Première édition de la F I D : foire d’un nouveau genre, totalement adapté à la situation actuelle. L’investissement est minime pour les exposants : frais d’inscription modestes, pas d’encadrement, pas d’accrochage ni de décrochage, frais de transport des feuilles contenues dans les cartons à dessin quasi-nuls. Pour les visiteurs, l’expérience est totalement nouvelle : un lieu décloisonné, des pièces abordables et rigoureusement sélectionnées pour leur très grande qualité, réalisées par des artistes confirmés, des outsiders et des jeunes talents.

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Conférence de presse au Grand Palais de Christine Albanel, ministre de la culture (au centre). À ce jour, la demande de dialogue de notre plate-forme (cercle D, blog du dessin, F I D) avec le ministère est restée sans réponse.

maxime.coupez@www.blogdudessin.com

SEMAINE DU DESSIN 2009 PARIS
FOIRE INTERNATIONALE DU DESSIN - FID


Commentaires

5 Réponses à “États des lieux de l’art en crise”

  1. guillaume le 11 février, 2009 19:03

    à quand un plan de sauvetage des gouvernements envers le marché de l’art ????? juste un ou deux milliards devrait suffire non ??

  2. m-ju le 21 février, 2009 14:44

    en complément de cet article je vous propose de lire celui-ci:
    http://www.almanart.com/investir-en-crise-economique.html
    tres instructif…
    bon courage à tous!

  3. charledelandre le 8 mars, 2009 18:36

    vous vous prenez pour qui? je suis un artiste, en galerie
    Désormais tout le monde sait faire , dessiner, peindre,
    créer, c’est bien sûr naturel il suffit de faire n’importe quoi et il y a toujours quelqu’un qui touche pour exposer les crottres
    depuis que les urinoires sont des oeuvres d’art, tout est permis
    je suis certain que si je dessine mon trou de balle ce sera une oeuvre d’art, c’est vrai que je suis en retard, même les excréments ont été, dessinés, photographiés, moulés ,et j’ en passe, alors ne vous plaignez pas de la dispartion de l’art!
    pour être un artiste il faut 40 ans, comme pour être un bon “n’importe quoi” alors les rigolos !!!

  4. Maxime Coupez le 9 mars, 2009 9:23

    @charledelandre

    Je crains qu’il n’y ait une terrible méprise, Monsieur. Cet “Etat des lieux de l’art en crise” n’est pas une chronique nécrologique, bien au contraire : nous voyons les événements récents comme les signes avant-coureurs d’un profond renouvellement du marché, d’une renaissance pure et simple.

    Pour qui nous prenons-nous? Pour des amateurs de dessin, convaincus que les dérèglements récents de l’économie artistique constituent une opportunité unique, un terreau incroyablement fertile pour tester des concepts alternatifs, proposer des expériences nouvelles.

    C’est, du moins, ce que propose la Foire Internationale du Dessin. Je vous recommande d’aller y faire un tour les 27, 28 et 29 mars. Vous comprendrez mieux ce que je veux dire.

  5. S L M le 14 mars, 2009 20:02

    à charledelandre

    Quarante ans pour que le métier entre : vous êtes excessif ! Trente suffisent bien.

    Être “un artiste, en galerie” n’est certes pas donné à tout le monde…

    Sommes honnorés par votre commentaire.

    Merci.

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