FIAC 2008 : dans la Cour Carrée du Louvre

Il est 21 heures. Me voici devant le clavier. Les emails tombent.
Entre 10 heures et 18 heures j’étais à Art Élysées (où j’ai pris une vingtaine de photos), puis à la Fiac - Grand Palais (cinquante photos ?), puis dans la Cour Carrée (une centaine de photos). De retour à la maison… ma carte mémoire était morte ! Tout le travail de la journée disparu. Voici pourquoi le post de ce soir est sans image. Ce n’est pas grave : Tristan de Montebello, dans un email ce matin, me disait d’écrire un maximum - les images étant moins “lisibles” pour les moteurs que les mots…

Avant d’aller travailler ce matin, j’ai reçu le message qu’Aude de Kerros vient de lancer sur le Net :
L’Effet SLM : Les prévisions de Serghei non seulement s’accomplissent mais ont de surcroit 4 mois d’avance! “Veillée funéraire à Londres, l’AC est mort “, annonce Le Monde du 23 octobre 2008, d’habitude peu prolixe sur ce sujet délicat. Un abonnement au Blog du Dessin Contemporain vous aurait permis de faire quelques économies et de trouver refuge dans le dessin contemporain… Il n’est pas trop tard…

Midi : séance de photos avec ce merveilleux Monsieur qu’est Charles Zalber (Galerie Lucie Weill & Seligman). “Mon chapeau !” demande le galeriste à l’un de ses assistants quand je lui demande de bien vouloir sortir pour la prise de vue. Dehors, il prend les poses classiques qui lui sont naturelles avec le charme, l’aisance d’un monde qui n’est peut-être plus tout à fait le nôtre, hélas.
Je lui demande, une fois les photos prises, quel est le mot qu’il aimerait voir accompagner son portrait : “Plaisir !” me lance t-il…

Au Grand Palais, je photographie scrupuleusement les aquarelles d’Adolf Hitler - en vain… Demain j’y retournerai et reprendrai les images perdues pour le prochain post, lequel s’appellera : “Adolf Hitler à la FIAC“.
Puis-je vous conseiller de ne pas le rater ?

La Cour Carrée, maintenant !

Si vous voulez comprendre pourquoi le krach est là, pourquoi nous sommes en train d’aller dans le mur, pourquoi les banlieues nous méprisent, pourquoi le taux de suicide des jeunes monte, allez à la Cour Carrée du Louvre ! Car, tandis que le Grand Palais a une tenue certaine, de la gueule, des pièces qui tiennent… la Cour Carrée dégouline de bites vaguement frottées (en vidéo), de peur et de néant. Des cadres vides, des miroirs, les néons et les installations de drapeaux blancs achetées avec l’argent du contribuable ! symboles de notre reddition… et, par terre (atterrés) des enfants des écoles, venus en masse subir ce massacre des consciences. Le Massacre des Innocents 2008 dans la cour du Louvre ! Mais tout cela, c’est de notre faute, car nous n’avons pas su, pas pu, pas voulu.

Bonne nuit !

SLM@D0010.ORG

Commentaires

3 Réponses à “FIAC 2008 : dans la Cour Carrée du Louvre”

  1. Maria de Oliveira le 25 octobre, 2008 9:59

    je me posais la question d’aller à la Cour Carré tellement les échos étaient négatifs… et par ailleurs je suis sortie déçue de la Slick également…

    à écouter le papier de Françoise Benhamou ce matin dans Masse Critique, France Culture

  2. Maxime Coupez le 25 octobre, 2008 10:25

    C’est intéressant la peur et le néant, c’est comme une douche froide, au début c’est difficile mais après on ne regrette pas. Et puis que nous le voulions ou non, les pièces exposées à la cour carrée font partie (et quelle partie! Ogresque, omniprésente) de la création contemporaine.

    Reste la question centrale, celle de l’argent. En temps de crise (et nous y sommes, le doute n’est plus permis après les dernières ventes de Londres), les jeunes artistes se vendent plus difficilement, il n’est donc pas sûr que les galeries de la cour carrée soient à la fête. Seules les “valeurs sûres” résistent bien. Martin Bethenod l’a bien compris: au Grand Palais, grand retour de l’Art Moderne, de l’Ecole de Paris…

  3. corine.girieud@D0010.org le 30 octobre, 2008 11:34

    Avez-vous remarqué dans la Cour Carrée cet espace réservé au Prix Marcel Duchamp ? Stéphane Calais (prix Marcel D. 2008) y présentait deux murs face à face barbouillés d’écritures illisibles - un poème de E.E. Cummings était-il précisé - et, sur le mur du fond, huit petits dessins floraux pas désagréables du tout !!

    Pour le reste, je suis restée davantage frappée (peut-être même interloquée) par la conception des stands eux-mêmes - choix de scénographie, matériaux de construction, gestion de l’espace - que par les oeuvres qui s’y trouvaient.

    A lire pour faire la balance et parce que nous sommes curieux : l’article de Philippe Dagen bien plus positif que le post de SLM sur la Cour Carrée
    http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/10/24/la-fiac-cree-un-beau-desordre-a-la-cour-carree-et-trop-de-sagesse-au-grand-palais_1110737_3246.html#ens_id=1110170

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