Gilgian Gelzer: dessins contemporains
Ces dessins joliment intitulés Champs de mines sont montrés chez Bernard Jordan, 77 rue Charlot, 75003 Paris, jusqu’au 31 mai. Une pièce à voir, un règlement de comptes.Gelzer peint, photographie et dessine, les trois bien distinctement. Thomas Urban, l’assistant de la galerie, défendait la pièce en disant que c’était la première fois que l’artiste ajoutait au noir classique de ses dessin, des couleurs. Une grande pièce colorée, verticale, m’a semblé particulièrement ratée: jolies couleurs partout, charmant, très années soixante…
Mais le Champs de mines a de la présence et de la densité. La pièce surprend; rien, dans ce qu’on peut voir de Gilgian Gelzer ailleurs, n’annonçait cette expérience. Les autres dessins de l’artiste peuvent faire penser, parfois, à Martin Assig, très intellectuels. Tandis que le Champs de mines fait plutôt body-building.
Quatre-vingt dessin formaient la pièce initiale, présentée à Marseille. Ce qui attire ici c’est le coté direct, monumental malgré la taille plus raisonnable de l’installation. Mais la présence des feuilles rouges, en nombre, dans la composition est-elle entièrement justifiée?
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