Harry Bellet et Philippe Dagen co-signent un article dans Le Monde : conversations à voix basse, épiphénomènes…
Cet article n’est peut-être pas à mettre entre toutes les mains.Il est… intéressant.
Pour ceux d’entre vous qui avez un peu de temps libre : lisez-le en entier - puis relisez-le.
Bonne lecture.
SergheiLitvin@gmail.com
Cliquez ici pour avoir la version intégrale
de l’article paru dans l’édition du 05.09.09 du Monde
Scène vue le 2 septembre : l’artiste coréen Lee Ufan vient à peine d’achever d’installer ses oeuvres dans la galerie Thaddaeus Ropac qu’entre le collectionneur François Pinault. Visite attentive, conversation à voix basse.
(…)
Pourquoi cette scène retient-elle l’attention ? Parce qu’elle réunit l’un des principaux collectionneurs actuels, un marchand autrichien puissant et un artiste à la réputation internationale, et qu’elle se passe dans le Marais. Paris serait-il en train de redevenir un centre de l’art actuel et de son marché ?
(…)
Les rumeurs inquiétantes n’en courent pas moins. “Même les artistes les plus en vue réduisent la voilure. Damien Hirst, par exemple, a licencié bon nombre de ses assistants”, observe le galeriste Georges-Philippe Vallois. Mais la crise peut avoir des effets bénéfiques : “Nous rencontrons moins de gens qui nous disent, comme auparavant : “Je ne vais pas acheter X ou Y parce qu’il ne va pas gagner 30 % en un an !” Parce que désormais on peut leur rétorquer que le Z ou le W qu’ils ont acheté a perdu 50 %…”
(…)
L’heure serait donc non au repli, mais à l’offensive, parce que les cartes seraient en train de changer de mains. Et surtout parce que la création continue, dans les ateliers. Selon M. Perrotin : “Au début de la crise, il y a énormément de galeries qui se sont dit : “OK, on ne va pas prendre de risques, on va faire des dessins épinglés aux murs, raboter tous les projets un peu risqués…” Celles-là vont vraiment souffrir par la suite, parce que pour les artistes, les enjeux sont ailleurs. La crise économique, au regard de l’histoire de l’art, c’est un épiphénomène.”
Quelques articles pour continuer votre lecture:
- Fiac 2009 : “Perrotin dévalisé”, “Hufkens dévalisé”, “Klagsbrun à tout vendu”, “ventes frénétiques” dixit Harry Bellet dans Le Monde…
- FID 2010 à cent-vingt jours du vernissage : cinquante dossiers de candidature d’étudiants, onze écoles de beaux-arts, huit pays d’Europe
- Chez Valentin, Anne Barrault, Suzane Tarasieve
Commentaires
4 Réponses à “Harry Bellet et Philippe Dagen co-signent un article dans Le Monde : conversations à voix basse, épiphénomènes…”
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En réaction à l’article du monde :
Qu’est-ce qu’être artiste, où sont les rares phalanges, les rares mouvements lascif parmi la foule immense tel une vague de visages conditionnés.
L’Art est partout et, s’il l’est, c’est que les gens ont besoin peut-être de considération mais se prennent, pour certains, le mauvais moyen.
Aujourd’hui, tout les moyens sont bons pour “devenir” un artiste (télé réalité, blog pompeux, se foutre à poil dans un clip, crier, se mettre à plat ventre n’importe où, etc…)
L’important est de savoir ce que l’on veut réellement faire, se connaître soi-même, ses vrai aspirations, ou art ou non, le besoin de reconnaissance peut se faire dans n’importe quel autre domaine.
Mais l’art est accessible, cela accru ce côté “moi aussi je peux le faire”, ce que je comprend, mais il faut comprendre, apprendre d’avantage qui l’on est et savoir si c’est CELA qui convient.
Un cinéma de qualité, par exemple, cité dans l’article du monde, UTOPIA, est un endroit où véritablement des choses s’élargissent, se rencontrent et se découvre même! Du cinéma indépendant, d’auteurs, du cinéma étranger de qualité, ce n’est pas le budget qui fait un film bon mais son intensité…
Un comédien/acteur comme Denis Lavant par exemple devrait reconnu comme étant un artiste profondément impliqué dans son rôle d’Artiste, car il ne manie pas que le texte lors d’un tournage ou sur les planches mais sait se servir de tout son corps et d’autres palettes, d’autres médiums d’expression.
Je m’éloigne du sujet, mais je tenais à le dire.
Personnellement, je ne sais pas pourquoi on nous recommande ici de lire et relire cet article… qui, pour moi, ne fait ni plus ni moins que ce que son titre promet: Il mentionne quelques “grands noms” qu’on trouvera dans les galeries parisiens lors de cette rentrée.
Encore une fois, Le Monde, en faisant semblant d’écrire sur l’art, se borne à seulement jouer le jeu des spéculateurs, en contribuant à la promotion des noms que les poids-lourds du marché de l’art sont en train commercialiser (je ne veux pas être méchant en plus et demander s’ils ont reçu des “pourboires” pour le faire…) … ainsi le journal rate évidemment l’occasion de nous présenter, justement pour cette rentrée, d’éventuelles découvertes dans les petites galeries, voire dans les ateliers d’artistes inconnus (voilà d’ailleurs au moins le mérite du billet précédent de ce blog-ci!) - mais bon, je ne suis pas abonné au Monde, peut-être ce vrai travail est fait dans un autre article
Il faut rajouter qu’il me semble qu’il y a une petite confusion, et que le lien indiqué ne pointe pas vers le bon article - moi je parle de celui-ci: http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/09/04/les-galeries-parisiennes-repondent-a-la-crise-par-une-rentree-chargee_1235881_0.html (?)
Werner Pfarr se demande “pourquoi on nous recommande ici de lire et relire cet article…”. Parce que deux critiques du Monde se mettent ensemble pour expliquer que Paris devient the place to be pour l’art contemporain. Pourquoi ? C’est le sens du post.
Merci de nous avoir signalé l’erreur du lien ; c’est corrigé.
Et sachez que nous suivons votre excellent blog http://wernerpfarr.blogspot.com et votre travail de dessinateur avec intérêt.