La première édition de la FID : l’heure des comptes
Oui, voici venue l’heure des comptes !
Tout le monde veut savoir “combien” ! Ce que la foire a coûté. Le solde. Les dettes. La perte. Le gain. Quand il s’agit d’autre chose. Le marché se rétracte - et nous avançons. Nous investissons. Nous proposons des solutions nouvelles pour un marché en mutation.
La grande diversité des approches stylistiques
n’a posé aucun problème.
Artistes indépendants et artistes en galerie
ont bien travaillé ensemble, côte à côte.
La présentation des dessins non encadrés, sur les tables
horizontalement, a été un grand succès.
Sur 22 exposants (étudiants des Beaux-Arts compris),
19 ont vendu à des prix allant de 300 à 3500€.
800 billets d’entrée vendus.
Nous avons tout fait à l’envers de nos concurrents - même nos billets d’entrée n’étaient pas comme les autres : artists first ! drawings first ! Le nom de tous les artistes (étudiants compris) était sur les billets - preuve matérielle de participation.
La première édition de la Foire Internationale alternative : le Dessin du 21e siècle - FID a donné le signal en proposant pour la première fois un catalogue numérique sous la forme d’une clé USB contenant le catalogue-fichier PDF.
Concluons de manière économiquement incorrecte (pour nous). Puis-je vous dire ce qui n’allait pas ? Oui ? Voici :
- Pas assez d’artistes (deux désistements d’exposants la veille de l’ouverture - accompagnés de tentatives de remboursement !).
- Pas assez d’artistes forts (certains un peu trop “classiques”, d’autres un peu trop “mode” - peu de surprises, peu de chocs).
- Faible visibilité dans Paris (mais avec une participation de 900€ seulement et relativement peu de participants, donc avec budget de communication zéro €, que pouvions-nous espérer ?).
- Et pas assez de presse papier ( le Journal des Arts nous a démolis avant le début de la foire, en publiant des informations fausses, une exécution sur commande… ).
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Et voici quelques témoignages de participants :
Tony Valentine, artiste (Edimbourg, Chartres)
Les tables very peacefully spaced out.
J’ai été gâté par plusieures ventes.
Je veux revenir en 2010 !
Hélène Abdeni, artiste (Paris, Kiev)
Merci pour tous vos efforts, votre gentillesse et votre soutien à tous tout le long de cette si belle aventure.
J’espère tant que vous serez récompensé de tous vos efforts et aussi que vous garderez de cette expérience un aussi intense moment de joie que celui que vous nous avez permis de partager tous ensemble.
Aurore Pallet, étudiante aux Beaux-Arts (Paris)
Très bonne expérience pour nous, je vous suis très reconnaissante de nous avoir proposé de participer !
Manipuler les dessins plaisait beaucoup au public.
Les gens restaient très longtemps dans la foire.
ps : J’en ai beaucoup parlé autour de moi à l’atelier, c’est sûr qu’il y aura d’autres étudiants partants pour l’année prochaine!
Émeline Gougeon, médiatrice
Concept d’exposition - de présentation novateur par rapport aux foires traditionnelles.
Décloisonnement / “stands-tables” exposants = espace ouvert - le dessin s’y prête bien.
Présence de carnets d’artistes (les carnets d’atelier).
Michel Colas, équipe d’organisation (et secrétaire du Cercle D)
L’excellente préparation sur le web.
La proximité des œuvres et des artistes, ce qui a créé une ambiance conviviale aussi bien pour les exposants que pour les visiteurs, certains sont partis en remerciant.
Le lieu superbe et pratique.
La présence et l’efficacité de toute l’équipe qui s’est investie à 200% !
En conclusion :
Après la première édition de la FID : dessins d’aujourd’hui est la première édition d’un cycle d’accrochages thémathiques de dessins du 21e siècle, édition dont le vernissage aura lieu au musée Rignault, à Saint-Cirq Lapopie, organisée avec le concours du Conseil général du Lot. Rendez-vous le 20 juin, à l’ouverture !
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Commentaires
5 Réponses à “La première édition de la FID : l’heure des comptes”
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J’ai lu les réflexions de Serghei.
Il dresse le bilan des “pas assez” et des “trop”.
La réflexion qui s’impose à moi est autre : face à la multitude des propositions que nous offre la société, nos choix s’opèrent en fonction des contenus, en cette période en laquelle nous existons (car une soixantaine d’années auparavant et auparaprès il en fut autrement et il en sera autrement).
Pas assez de diversité semble uniformisé, inintéressant. Trop de diversité semble sans cohésion, incohérent.
Il convient donc que soit une diversité reliée à elle-même, par une neuroconnectique appropriée, à un contenu fort, prégnant, émouvant plus que surprenant.
Serghei emploi souvent le mot “surprise”, même entre amis, très rarement le mot “émo… prise”.
Cordialement à toute l’équipe,
DPdeS
Les chiffres et les fait bruts ne rendent pas vraiment justice à cet événement hors du commun.
Il fallait y être, y passer du temps, s’imprégner de l’atmosphère particulière, feutrée, intimiste et chaleureuse. C’est dans ce murmure particulier, dans cette silencieuse agitation, que réside la réussite de la FID.
Je faisais partie de l’équipe organisatrice, avec toute la pression et l’agitation que cela suppose. Puis-je cependant avouer quelque chose? J’ai pris un plaisir fou…
Je ne peut que, moi aussi remercier. Le bilan est lourd : en un peu plus d’un an je me suis trouver propulsée parmi des artistes sérieux, investis dans leur travail et dans leur réflexion, simples et humains. Cela me donne beaucoup de courage pour réaliser en poète une oeuvre plus solide, plus travaillée, plus professionnelle et plus régulière. Ce souffle traversait et emplissait tout à la FID. Bravo.
Vive la FID !
Elle a toutes ses chances avec elle car elle est tournée vers l’imprévu, elle est libre de toute allégeance et enfin elle met l’art en premier.
On voit bien en face que le système est usé, fatigué après avoir « épaté la galerie » avec des cotes jusqu’au ciel. Comment le voit-on donc ? Premièrement, il déteste l’imprévu, on a bien vu dans le Journal des Arts, combien la FID avant même son ouverture devait être suspecte sinon gare… Deuxièmement ce système déteste la liberté et, comme à Versailles jadis, fonctionne sur l’allégeance des courtisans qui se courbent pour « en être ». On le vérifiera avec la Force de l’Art 02, puisque les commissaires en sont trois fonctionnaires. Il serait temps de s’en apercevoir que l’art vivant est sous tutelle ! Cela se passe sous nos yeux, ce n’ est même pas dissimulé. Le rapport Quemin (2002) n’a donc servi à rien. Un tel aveuglement est propre à la vieillesse. Enfin , troisième point, l’art est bien secondaire dans tout ça sauf dans un com’qui le prend en otage, abusant un public peu averti. La FID elle, veut s’améliorer, elle reconnaît ses faiblesses, car l’art est ce vers quoi l’on tend . Elle ne revendique pas une quelconque direction. Elle propose, partage et déplace des lignes. Elle n’a pas les moyens d’une com’ mensongère.
A suivre donc….
[…] par ses carnets, j’ai invité Hélène Abdéni (“Franco-Lebanese, lives and works in Paris and Kiev, St Louis de Gonzague, French […]