Lectures de vacances : “Les Frères Karamazov” dans le golfe d’Ajaccio
(…) Catherine Ivanovna la fit assoir en face d’Aliocha et baisa a plusieures reprises les lévres souriantes de cette femme dont elle semblait s’être amourachée. (…) Gardez-vous de me dire de telles paroles, charmante magicienne ! Vous dédaigner ? Je vais encore embrasser votre jolie lèvre. Elle a l’air enflée et voilà qui la fera enfler encore… (…)
Pourquoi m’avez-vous retenue, Alexéi Fiodorovitch, je l’aurais battue, battue. Elle etait incapable de se contenir devant Alexéi, peut-être ne le voulait-elle pas. (…)
- Elle mériterait d’être fouettée en public, de la main du bourreau. (…)
(Page 162 dans l’édition de 1961 de la Pléiade)
Quelques pages plus loin, le frère d’Aliocha Karamazov, Dimitri, corrigera leur propre père, dans la maison de celui-ci, devant son frère cadet, à coup de talons dans le visage. Le père et le fils étant les amants de Grouchegnka, dont la lèvre inférieure attire aussi la fiancée de Dimitri, Catherine Ivanovna… Je sens que les lecteurs du blog profiteront des vacances pour réviser leurs classiques…
Pour le cas où je n’aurais pas été suffisamment clair, oui, je me repose, suis dans le golfe d’Ajaccio et ne veux plus entendre parler de dessin contemporain - pour l’instant. Et je lis Dostoievski.
SergheiLitvin@gmail.com
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Commentaires
3 Réponses à “Lectures de vacances : “Les Frères Karamazov” dans le golfe d’Ajaccio”
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l’Endroit est superbe!
J’ai manqué de flair, Serghei, en t’envoyant ce matin cinq paysages sur l’Enfer à l’encre de Chine! J’emporte encore la Divine Comédie en Bourgogne, lecture aussi violente que Dostoievski pour se reposer !
j’ai lu les Frères Karamazov et il est à ce jour, Dostoievski, mon écrivain favoris.
Il écrit de véritable fresque de la nature humaine dans sa splendeur & sa laideur la plus complète!
Plus de 900 pages incroyables!