Les Norvégiens ne doutent pas (même pas ceux qui dessinent)

“Avec  ROCK PAPER SCISSORS – NEW ART FROM NORWAY la galerie susan nielsen présente le travail de huit artistes dont les pratiques artistiques ont toutes été inspirées, confrontées ou formées par leur connections à la Norvège. La nationalité des artistes et leurs lieux de résidence ne sont pas toujours norvégiens, mais leur travail est représentatif d’une partie de la scène artistique contemporaine norvégienne.  (…)  l’utilisation du papier comme moyen de former et de redéfinir un point de vue   (…)  En générant de nouveaux mondes d’images à partir de découpages, le collage est un autre moyen d’examiner comment le sens est définie par les images de publicités et de magazines qui peuplent notre vie quotidienne.  (…)”  dit Maria Bregnbak, historien d’art, dans sa présentation de l’exposition.


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Image de l’accrochage, la veille de l’ouverture

Ceci est un faux dessin : le volume prime - et de loin ! - sur les traces de crayon, venues “en décor”, justifier le joli rat de Rune Olsen. D’ailleurs, Susan Nielsen ne dit pas : ceci est un dessin. Elle dit : il y a des traits.

Les Norvégiens sont des êtres étranges, qui ne doutent pas. Quand ils font un dessin - ils font un dessin ; un vrai, tout de suite. La notion de croquis les dépasse, le carnet d’atelier est, pour eux, un objet inconnu. Ils sont jeunes, polis, parlent en réfléchissant à ce qu’ils ont à dire.

Ils sont fascinés par le politique. Il faut voir là un intérêt pour le communautaire, le bien commun, germanique, nordique. Comme Christian Messel, ils sont conscients que leur système politique (qui est aussi le nôtre) ne marche pas vraiment. Napoléon devient une image neutre, sans aventure, objective. Christian Messel parle de Courbet et fait des miniatures étranges à partir de peintures célèbres du dix-neuvième siècle.

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Image de l’accrochage, la veille de l’ouverture

Quand Cecilia Jimenez Oheda - elle est norvégienne d’origine sud-américaine - me dit que son père, aujourd’hui mort, a été avec le Che en Argentine, je regarde les dessins à la mine de plomb si “clean” qui racontent (aussi) la mort de l’illustre companero… Ils regardent le monde, leur monde (oui, notre monde) avec une méfiance certaine. Mais tranquillement, sans effusion - ni de sang, ni de paroles, ni d’images. De leur travail, Susan Nielsen me disait au vernissage : “Pas de crash ; de la violence latente. Tout est contrôlé.”

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Image de l’ouverture

C’est l’occasion d’aller à la rencontre de l’art norvégien d’aujourd’hui, fait par des artistes dont la moyenne d’age est de trente-cinq ans.

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